• FacebookPreview

>

Océan Nord

Bruxelles


Réserver


Partager

La Musica Deuxième

Marguerite Duras


 

Ce spectacle pour deux acteurs parle du temps. La Musica Deuxième raconte la danse de l’amour et du temps qui passe. Et pour l’acteur qui, au théâtre, a le pouvoir du temps, ce texte apparaît comme une véritable partition.

L’affrontement amoureux de ces deux êtres, que sont Anne-Marie Roche et Michel Nollet – interprété par Catherine Salée et Yoann Blanc –, est rythmé d’abord par la langue de Marguerite Duras, ses contrastes, silences et accélérations, ses chevauchements et balbutiements, ensuite par la musique qui habitera la scène, un univers musical hétéroclite issu d’époques différentes, de mondes variés. Car il s’agira de raconter que ces deux personnages ne sont pas seulement les dignes représentants d’une bourgeoisie française, mais les héros quasi mythiques d’une histoire qui est celle de tous : l’amour et la souffrance n’étant l’apanage de personne. Nous irons de l’ordinaire vers le mythe.

Michel et Anne-Marie seront tout un chacun. Peut-être un petit peu plus élégants ? Peut-être un petit peu démodés ? Une sensation de légère altérité qui ira grandissante. Les spectateurs seront les témoins d’une intimité profonde, ceux aussi d’une extériorisation à outrance de la relation amoureuse. Tantôt du côté de l’un, tantôt du côté de l’autre. Complice à chaque réplique, le public aura l’impression que la pièce se joue, se rejoue avec lui, à trois, comme dans tous les bons vaudeville. Il s’agira de faire entendre les ruptures stylistiques, assumer l’attirance pour les romans à l’eau de rose, et traquer la violence sourde des mots de Duras. Jouer de la rupture, du contraste. Peu à peu, le mélo fera cependant place à la tragédie, à la profondeur des sentiments : les deux protagonistes basculant, au fur et à mesure du texte, vers la mort. Nous les laisserons vidés, anéantis par l’impossibilité de leur relation, autant que par l’impossibilité de leur rupture.


Avec Yoann Blanc et Catherine Salée
Mise en scène Guillemette Laurent
Lumières Julie Petit-Etienne
Scénographie et Costumes Christine Grégoire et Nicolas Mouzet-Tagawa