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Théâtre Royal du Parc

Bruxelles


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Le Noël de Monsieur Scrooge

Thierry Debroux d'après Charles Dickens

La période de Noël est-elle propice à l’achat compulsif ou à la charité ? Doit-elle nous pousser à lutter contre les indigestions ou contre l’indigence ?

 

Ebenezer Scrooge est le CEO* d’une banque en excellente santé. En authentique patron capitaliste qu’il est, il sous-paie ses employés, les presse comme des citrons, voue au travail (des autres) une sainte adoration, souhaite la disparition des pauvres et des assistés pour résoudre les crises économique et démographique, et s’enrichit personnellement sans commune mesure.

Il trouve idiot et inconséquent que les pauvres pensent à se divertir lors de la fête de Noël, alors que l’austérité est le seul moyen de redresser le pays. C’est pourquoi, en ce 24 décembre, il ne peut que refouler vertement les solliciteurs qui viennent le trouver pour faire appel à sa générosité ou l’inviter à partager le repas du réveillon. Il préfère rester seul, loin des profiteurs.

Il aura cependant des visites inattendues : les esprits des Noël passés, présent et futurs s’invitent chez lui pour le forcer à poser un regard neuf sur la vie qu’il a menée jusqu’ici et sur celle qui l’attend s’il ne change pas. Après une défense aux accents de déjà-vu – arrêtez de chercher à me nuire, vous déformez la réalité, je ne pouvais pas faire autrement, c’est la loi du marché, etc. – notre directeur aperçoit, sous sa carapace d’homme d’affaire, l’humain qu’il avait cessé d’être. Il découvre alors les joies du partage et de la bienveillance et s’y adonne sans compter.

Quelqu’un a dit : Celui qui n’est pas à gauche à 20 ans n’a pas de cœur, celui qui n’est pas à droite à 40 ans n’a pas de tête. Et Dickens ajouterait sans doute : et celui qui n’est pas revenu à gauche à 60 ans n’a pas d’avenir. Le Noël de M. Scrooge est tiré de la nouvelle de Dickens A Christmas Carol ; comme tout conte de Noël qui se respecte, les spectateurs jeunes et moins jeunes y trouveront l’amour, l’émotion, la rédemption, le happy-end qui pourront égayer leur soirée. Et comme dans tout écrit de Dickens qui se respecte, certains en prendront peut-être pour leur grade et se verront rappeler les bases de la solidarité.

Décidés à en faire une soirée festive et intense à la fois, nous traiterons cette pièce avec le sérieux et la fantaisie qu’elle mérite : une équipe d’une dizaine de comédiens réunis autour de Guy Pion nous fera voyager au travers des époques et des lieux pour nous mener, peut-être, à passer les fêtes de Noël 2017 autrement.

Patrice MINCKE.


Avec Guy PION, Gauthier JANSEN, Béatrix FERAUGE, Claude SEMAL, Nicolas OSSOWSKI, Fabian FINKELS, Sacha FRITSCHKÉ, Julie DIEU, Pénélope GUIMAS, Jeanne DELSARTE et les enfants en alternance : Léon DECKERS ou Ethan VERHEYDEN ; Maxime CLAEYS, Andrei COSTA ou Jérémy MEKKAOUI ; Laura AVARELLO, Ava DEBROUX ou Lucie MERTENS ; Laetitia JOUS, Clara PEETERS ou Babette VERBEEK.
Mise en scène : Patrice Mincke
Musique : Laurent BEUMIER 
Assistanat : Mélissa LEON MARTIN 
Scénographie et costumes : Ronald BEURMS
Lumières : Alain COLLET 
Maquillages, coiffures et masques : Urteza DA FONSECA 
Peinture du décor et sculptures : Geneviève PÉRIAT, Cécile BALATE et Alessia Luna WYSS. 
Vidéo et son : Allan BEURMS