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Théâtre des Martyrs

Bruxelles


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Rhinocéros

Eugène Ionesco

Les habitants d'une ville sont confrontés à l'apparition de rhinocéros...

 

Que faire, comment réagir ? Ils se transforment tous, petit à petit, en rhinocéros. Métaphore cinglante de la montée des totalitarismes, la pièce reste en résonance toujours bouleversante des temps que nous traversons. 
Tout commence donc comme un rêve, le rêve de Bérenger. Il regarde son monde et ses bizarreries avec une certaine distance. Une femme possède un chat, qui meurt, puis la femme devient ce chat. Tout est permis dans les rêves, notre imagination n’a plus de limites. « Je préfère à l'expression absurde celle d’insolite » nous dit Ionesco. 
Dans ce rêve raconté, la chorégraphie des rhinocéros est violente, agressive : gum-boots, body-clapping, peinture corporelle. Ces mouvements, ces couleurs et ces sons d’ensemble nous racontent « cette nature qui a ses lois », comme le dit Jean, avant de devenir rhinocéros. « La morale est antinaturelle » ajoute-t-il en braillant. Il veut remplacer la loi morale par la loi de la jungle. Bérenger lui répond : « Réfléchissez, voyons, vous vous rendez compte que nous avons une philosophie que ces animaux n’ont pas, un système de valeur irremplaçable. » Cette opposition nature/culture est constante dans la pièce. « Nous sommes des individus, pas des masses », nous rappelle Ionesco. 


Mise en scène : Christine Delmotte
Avec Isabelle De Beir, Christophe Destexhe, Aurélie Frennet, Gauthier Jansen, Julia Le Faou, Pietro Pizzuti, Fabrice Rodriguez, Salim Talbi et Laurent Tisseyre
Lumières : Nathalie Borlée
Scénographie : Noémie Vanheste et Christine Delmotte
Théâtre des Martyrs en coproduction avec Compagnie Biloxi 48 / Théâtre en Liberté