Finale
Quelque chose qui ne fonctionne pas.Quelque chose qui se casse.Quand c’est cassé, on ne peut plus jouer avec.Ou alors avec les morceaux. Mais ils sont parfois trop pointus et ça peut faire mal.Donc ça ne va pas non plus.Il y a beaucoup de choses qui peuvent se casser.Les lampes, les robinets, les pantalons, les manteaux.Les gens aussi.Les gens se cassent aussi.Les gens sont parfois tellement cassés qu’ils meurent.Et alors, ils doivent partir.Pas dans la poubelle normale, bien sûr, comme les lampes et les robinets et les manteaux.Mais ils disparaissent aussi.Et ils ne reviennent jamais.Et ça, c’est vraiment très triste.Qu’ils ne reviennent plus jamais ?C’est incompréhensible.Et c’est pas juste. Et c’est nul. Et merde, putain, ça fait chier. Désolé pour les gros mots. On ne doit pas dire ça tout haut.Mais c’est ça qu’on ressent.Avec Finale, la compagnie Barbarie propose un spectacle sur le caractère temporel et fini. Et, pour employer un grand mot, sur la mort. Après la pièce Première, où tout devait encore commencer, on assiste maintenant au moment où tout est fini. Qu’est-ce que la fin ? Quand est-elle définitive ? Qu’est-ce que ça veut dire en fait mourir ?Finale est une pièce intimiste, avec plein de morceaux qu’on ne peut plus recoller. Une représentation qui nous fait comprendre que la mort signifie ne jamais revenir. Et qu’on a le droit de ressentir tout ce qu’on ressent alors. Merde. Putain. Pardon.